list

JULIEN BENEYTON dans les bacs, en version compacte! ........... de PM TAYOU

à deux heures du mat,
Le tube est arrivé,
sous une descente de neige,
Temps de chiens sur l'île acrylique.

Peinture sur bouts de bois,
travelling urbain sur matériaux divers,
propositions sur inspirations,
les dépêches de Julien,
les codes barre du pouls urbain.

Fête de travail,
Métro,
boulot, ... dodo
respect pour l'ouvrier,
régulation pour tous,
sans conditions.

Pas de rafles dans les foyers.
dire Non! Non! Non!
tous ensemble le 1er mai,
en petites foulées tout en rythme,
en accord majuscule avec le groupe,
La vie est un combat ici bas
et la mort n'attends pas de papiers pour tuer,
se battre pour manger absolument ici bas,
comme des hommes sauvages.

Le jour se lève enfin,
cracher le trop plein d'hier,
Pause-caca et pipi du matin,
click et double click sur la nature des choses,
peinture téléphonique dans cadre métro style rétro,
plan découpe sur faciès Philippe,
plan de coupe à Bologne,
Frutta e verdura contre fruits et légumes,
zoom sur prêcheur de Laumière
fondu sur quai Richard Lenoir,
Shopping populaire sur Avenue Jean Jaurès,
des minets rigolent direction Bobigny,
le voleur de gâteaux est aux abois,
l'écran de surveillance,
le vigile observe,
la caméra clignote et tourne,
Souriez, vous êtes filmé!

Succession d'images en urgence,
Mille et un détails en continu fin,
la peinture comme mode d'expression,
la peinture comme au cinéma
quand la rue coule en mode couleur,
films d'auteur / films poisons,
films prisons / films frissons,
Beneyton nous cadenasse,
nous sommes sa proie,
lui le danger permanent,
il nous guette sans cesse.

Et l'on se laisse prendre en gros,
simplement et tout bêtement,
les gâteaux dans le pantalon,
le pétard dans le froc,
L'on se fait embarquer pour des peccadilles,
L'on se plie à l'épreuve de la honte,
L'on mendie pour manger,
L'on fini sur le parking de Carrefour,
dans une collection particulière,
sous forme d'oeuvres d'Art,
peintures sur planches de maître,
dans de nouveaux décors en version cimaise.
D'autres lieux,
autres mystères,
Baignade et bronzage sur sable fin,
le quartier latin est si proche.

Du son tous azimuts, du rap
la rime à gogo,
Julien aime le Hip Hop qu'il soit américain, français ou d'ailleurs,
Cette musique l'inspire au quotidien depuis toujours,
c'est une référence dans l'ensemble de son travail.

Des hommages sur support papier,
tributes grandeur nature à ses idoles,
Hommage au Hip Hop marseillais,
Dj Premier, Rakim, Flavor Flave, Redman, Easy E,
The Notorious Big, Ol' Dirty Bastard, Nasir Jones,
Busta Rhymes, Krs One, Missy Elliott, Ice Cube,
Big Daddy Kane, Big L, Nine, Ghost Face Killah,
Mc Jean Gab'1,
Oxmo est dans la cour,
beaucoup de blues pour tout raconter,
ses derniers moments de rêves.

Un peu de poésie,
un tour chez Brahim où ça décoiffe et coiffe non stop,
tout en geste,
là-bas où tout est l'idéal et l'action partout,
le trottoir au top,
à hauteur humaine,
à hauteur de Booba et ses potes,
interpol ne fait plus peur,
l'agent Little Nyc sculpte le vide,
Dennis n'y croit plus,
Crystal et Courtney gardent espoir dans le néant du confus
quand la mode de l'urgence interpelle la surprise.

Et pourquoi pas accepter l'ignorance?
Célébrer le stupide,
laisser couler la sale eau du caniveau qui stagne en nous,
laisser drainer le méchant suc gastrique qui soûle et tangue le cérébral,
transiter l'émotionnel par le rationnel,
récolter le parfum des égouts,
ne rien laisser au hasard,

Grandir,
grandir dans la fange de la cité,
embrasser l'île terrestre et ses merveilles aux milles facettes,
la vie est un épi de maïs pas facile à égrainer,
c'est la loge des gros bobos.

Flâner comme des puces sur Clignancourt,
comme dans un curieux rituel,
dans le labyrinthe porte de Lescot,
place des marques,
recueil de masques,
bijoux à la sauvette,
repère des poulets.

Le 55, rue Compans symbole de la solidarité ...
Rue de la solidarité.
Et si jamais c'est trop dur ici, partir,
choisir de partir au bon moment,
pour un moment l'ailleurs est bon,
Partir et pousser la porte de là-bas,
fouiner en finesse le glauque qui nous habite avec sagesse,
frapper tout de suite chez l'étranger et point à la ligne.

...
- toc,toc,toc ?...,
- oui ... qui va là?
- ... - C'est Julien!
- Qui?
- C'est Julien Beneyton!
La porte qui s'ouvre et se referme dans un grincement inhabituel,
des pas et des bruits qui s'éloignent et puis ... plus rien...

Cap sur New York City,
Time Square, le vétéran traîne.
Rimes en cascades,
rencontre avec lui-même.
Monter la descente est si compliqué.

125 street to downtown,
rencontre avec Femme-pancarte,
que c'est triste,
c'est si gris!
en phase déprime,
J-Roc, Queensbridge en clair si sombre,
Joanna du Quens n'en peut plus,
Tiger s'affole cigare au bec,
au bord des larmes,
Hank Regard hagard,
Alias Jonxmoke
New york Under construction,
New york unlimited sur pochette glamour.
ça trompe beaucoup!

Je dois l'avouer,
j'ai la difficulté de trouver des mots justes pour cet œuvre.
Je ne veux point froisser cette peinture fraîche et si jamais mes
mots ne sont pas à la hauteur,
Je vous prie de rayer gentiment les mentions inutiles,
prière de biffer les phrases qui ne tiennent pas la feuille,
de trouver des mots adéquats pour dire mes maux,
et des images claires si mon film reste flou.
Et si c'est grave,
j'irais voir Serge et Alban pour vous faire plaisir.
Et même si "Alban n'a presque jamais ouvert la bouche ",
j'irais quand même le revoir,
j'irais essayer de lui arracher un vrai sourire."...
et hélas avec du retard j'y suis repassé (...) quelques semaines plus tard:
Alban n'était plus là " mais ailleurs parti,
à Amsterdam peut-être pour chercher un peu d'ombre?
à Amsterdam où le vieux bateau ivre tangue encore sur les flots d'alcool,
à Amsterdam où Reguliersfreestraat n'est pas Château Rouge,
à Amsterdam où le quartier rouge fait l'effet Pigalle,
il s'amuse là-bas en douceur, bien informé sur ce qui se passe ici.
Serge et Alban c'est la vie qui refuse de mourir sous un pont,
Serge et Alban, peinture, acrylique sur bois réalisée en 2005 , 170x135 cm,
Serge et Alban en résidence dorée dans une collection privée,
au chaud ... enfin?

L' oeuvre de Julien c'est la trame de la rue qu'il choisit librement,
c'est l'ambulance en diagnostic du quotidien,
le pour et le contre,
l'endroit et son revers,
l'humour, la joie de vivre, la vie dans l'âme,
La rue c'est le sentier qui le conduit à son laboratoire,
la rue de l'observatoire,
La rue son disque dur qu'il monte et démonte en continu.
La rue pour voyager,
aller à Venise traquer la vieille dame branchée Reebok,
ou trinquer un coup en Pologne avec Uher et compagnie,
Julien trace l'itinéraire du globe de l'être,
frappe naturellement chez l'autre quand le besoin frappe à sa porte .
l'autre c'est son horizon de création, son fil conducteur,
son caviar et sa merde,
l'autre c'est son plus beau tableau de bord,
le point de mire de l'Observatrice ou de la Méprisante,
L'autre son odeur, son œuvre, son ventre.
L'autre son atelier,
l'autre l'étranger étrange qu'il habite étrangement,
les autres copains du début,
les Artistes en herbe,
l'autre la Satisfaite,
l'autre la Petite fonceuse,
L'autre le patibulaire à l' Oeil crevé,
et surtout lui sous sa veste Public Enemy,
et plus loin, les autres qui attendent,
Young Chicano, Rasta 7, José et Alex aussi,
Henri le rigolo ou la liseuse toujours endormie,
Bes, David, Patricio et Antonio et le chien joyeux,
Marie, Zacharie, Aliou, Majoula, Munim, et le Golden bad boy,
tous les autres à ne pas oublier,
L'autre de Varsovie, vendeur de fourrures,
ou des clichés de Newa Praga,
Les autres sur la plage de l'est,
Hoëdic JB et tout l'équipage,

...
L'autre loin du désastre new-yorkais,
l'autre au loin du débarras et du stress,
l'autre en visite dans son pays des merveilles.

L'enfer n'est pas l'autre,
c'est son paradis interne où pousse le feux du désir,
désir du large, champs d'inspiration et terrain de jeux,
rencontre de personnages et pas de rôles pour guignols.
Des personnages célèbres qui peuplent sa Cour.
Josiane, la Duchesse de l'Odéon,
Yannick le cuistot Suisse,
Nicolas & François, les testeurs de sandwichs célèbres,
Georges le Médium de la Porte des Lilas ...
la Discrète inconnue de l'angle de la rue Doudeauville et de la rue Léon,
Pierre, Olivier, Isabelle, Alain, Alexis et Matthieu ...
Julien Beneyton jette un regard simple et dépouillé sur son temps,
sur ses gens qu'il aime ou déteste,
ils sont vivants, parfois exposés et tous voués à l'abri des intempéries terrestres,
tous cachés dans les légers plis de ses peintures sur bois.
Une peinture qui dévoile, une œuvre qui crache nos entrailles,
une technique à la rencontre du vif,
qui éclaire tant qu'il peut l'obscurité que cache la lumière du jour,
donner un peu de place à la mauvaise herbe,
ouvrir l'œil aveugle de nos yeux,
diriger le regard vers l'âme des choses pour un univers en mode couleur.

Une œuvre simple en succession de zooms sur séquences évitées du fil quotidien.
cerner l'impossible comme quête picturale,
souligner tout le beau du laid et vice versa,
faire trôner le banal et laisser naître la prose painting.
Toutes les situations sont si différentes et si proches de nous, de la vie.
Depuis son premier tableau, Julien a toujours conservé les mêmes sujets.
seule la technique et la manière ont évolué.
Please to see more on www.julienbeneyton.net

Pascale Marthine TAYOU

list

JULIEN BENEYTON compact version out now! by PM TAYOU

At two in the morning,
the hit rolled in,
under snowfall,
lousy weather on acrylic island.

Paint on scraps of wood,
urban pan shot on various materials,
proposals as per inspiration,
Julien's dispatches,
bar codes of the urban pulse.
Labor day,
work, eat... sleep,
respect for the worker,
regularization for everyone,
no conditions.

No raids in the hostels,
say No! No! No!
everyone together on May 1st,
trotting along in time,
in capital letter harmony with the group,
Life is a battle here below,
and death doesn't wait for papers to kill,
fighting to eat absolutely here below,
like wild men.

Day breaks finally,
spitting out yesterday's fed up feeling,
morning pooh and wee break,
click and double click on the nature of things,
telephonic painting in the metro retro style,
cut out Philippe's features,
cut to Bologna,
Frutta e verdura versus fruit and vegetables,
zoom on Laumière preacher,
fade to quai Richard Lenoir,
Shopping for the masses on Avenue Jean Jaurès,
pretty boys laugh heading for Bobigny,
the cake thief is at bay,
surveillance screen,
the watchman watches,
the camera flashes and turns,
Smile, you're on camera!

Urgent succession of images,
a thousand and one details in fine continuum,
painting as a means of expression,
painting like at the movies,
when the street runs in color mode,
art house films / poison films,
prison films / thrill films,
Beneyton locks us up,
we are his prey,
him the constant danger,
he watches us intently.

And we let him take us in,
simply and stupidly,
cakes in your pocket,
dynamite in your trousers,
You get carted away for peccadilloes,
You give in to the shame of it all,
You beg to eat,
You wind up at the supermarket parking lot,
in a private collection,
in the form of an artwork,
paintings on the boards of a master,
in new settings with picture railings.
Other places,
other mysteries,
Swimming and tanning on golden sands,
the Latin quarter is so near.

Random sounds, rap,
rhyme a gogo,
Julien likes Hip Hop from America, France or elsewhere,
this music has inspired him daily since forever,
a reference in his work as a whole.

Homage on paper,
life-size tributes to his idols,
homage to Marseille Hip Hop,
DJ Premier, Rakim, Flavor Flave, Redman, Easy E,
The Notorious Big, Ol' Dirty Bastard, Nasir Jones,
Busta Rhymes, Krs One, Missy Elliott, Ice Cube,
Big Daddy Kane, Big L, Nine, Ghost Face Killah,
Mc Jean Gab'1,
Oxmo is in the courtyard,
a lot of blues to tell the whole story,
his last moments of dreams.

A little poetry,
A trip to Brahim's for hair cut down to size non-stop,
in gestures,
where everything is ideal and actions are everywhere,
the sidewalk on top,
on a human level,
on a level with Booba and his buddies,
Interpol doesn't scare anyone anymore,
agent Little Nyc sculpts emptiness,
Dennis has lost faith,
Crystal and Courtney keep hoping in a confused abyss,
when emergency mode calls for surprise.

And why not accept ignorance?
Celebrate stupidity,
let the gutter water stagnating inside us flow,
let the nasty gastric juice drain that gets the cerebral drunk and reeling,
convey the emotional by the rational,
reap the fragrance of the sewers,
leave nothing to chance,

Grow up,
grow up in the city's mire,
embrace the island Earth and its multi-facetted marvels,
life is a cob of corn that is hard to pick apart,
it is the dressing room of open sores.

Stroll around like fleas at Clignancourt,
like a strange ritual,
in the Porte de Lescot labyrinth,
place for brand names,
anthology of masks,
jewel peddling,
hang out for cops.

55 rue Compans symbol of solidarity...
Rue de la Solidarité.
And if ever it's too hard here, leave,
choose to leave at the right time,
for a while, somewhere else is fine,
Leave and push the door to beyond,
delicately ferret out the shabbiness that politely occupies us,
knock now at the stranger's place and that's it.
...
- Knock, knock?
- Yes ... who's there?
- ...
- It's Julien!
- Who?
- It's Julien Beneyton! The door opens and closes with an unusual creaking,
footsteps and sounds receding and then… nothing…

Direction New York City,
Time Square, the veteran hangs around,
cascading rhymes,
meeting with himself,
walking up the downhill is so complicated.

125th Street to Downtown,
meeting the sandwich-woman,
it's so sad,
it's so gray!
in a depressed phase,
J-Roc, Queensbridge clearly so dark,
Joanna from Queens can't take it anymore,
Tiger freaks out with a cigar in his mouth,
on the verge of tears,
distraught Hank Regard,
alias Jonxmoke,
New York under construction,
New York unlimited on a glamorous cover,
it would fool anyone!

I have to admit,
it's hard finding the right words for this work.
I don't want to upset this wet paint and if ever my words are not up to the task,
please be kind enough to delete as appropriate,
please cross out sentences that don't go the distance,
find adequate words to speak my troubles,
and sharp images if my film is out of focus.
And if it's bad,
I'll go see Serge and Alban to make you happy.
And even if "Alban almost never opened his mouth,
" I'll go see him again anyway,
I'll go try to make him smile a real smile,
and alas, I was late going back (…) a few weeks later:
Alban wasn't there anymore "but gone elsewhere,"
to Amsterdam maybe to find a little shade?
to Amsterdam where the old drunken ship still reels on the floods of alcohol,
to Amsterdam where Reguliersfreestraat is not Château Rouge,
to Amsterdam where the red light district has the Pigalle effect,
he quietly has a good time there, kept up on what happens here.
Serge and Alban, life refusing to die under a bridge,
Serge and Alban, painting, acrylic on wood, 2005, 170x135 cm,
Serge and Alban in luxury residence in a private collection,
in from the cold... at last?

Julien's work is the weft of the street that he chooses freely,
it is the ambulance in daily diagnosis,
the for and against,
the heads and tails,
humor, joy, love of life.
The street is the path leading to his laboratory,
Observatory Street,
The street is his hard disk always taken apart and put back together.
The street to travel,
go to Venice to track down the old lady who's into Reebok,
or have a drink in Poland with Uher and company,
Julien follows the itinerary of the globe of being,
knocks naturally at someone else's place when need is at his door.
other people are the horizon of creation, his main theme,
his caviar and his shit,
other people are his best instrument panels,
the focal point of the Observer or the Scornful,
other his odor, his work, his stomach,
other his studio,
other the strange stranger that he strangely inhabits,
the other buddies from his beginnings,
the budding Artists,
other the Satisfied,
other the Get-ahead girl,
other the sinister guy with a missing eye,
and above all him under his Public Enemy jacket,
and further off, the other waiting,
Young Chicano, Rasta 7, José and Alex too,
Henri the joker or the reader who is always asleep,
Bes, David, Patricio and Antonio and the happy dog,
Marie, Zacharie, Aliou, Majoula, Munim, and the Golden bad boy,
all the others not to be forgotten,
the other from Warsaw, a fur salesman,
or snapshots of Newa Praga,
others on the eastern beaches,
Hoëdic JB and the whole team,
...
the other far from the New York disaster,
the other far from the junk closet and the stress,
the other visiting his wonderland,

Hell is not other people,
it is his inner paradise where the fire of desire grows,
desire for getting away, fields of inspiration and playgrounds,
meeting characters and no roles for clowns.
Famous characters that populate his Court.
Josiane, the Duchess of Odéon,
Yannick, the Swiss cook,
Nicolas & François, the famous sandwich testers,
Georges the Medium from Porte des Lilas...
the unknown Discrète from the corner of rue Doudeauville and rue Léon,
Pierre, Olivier, Isabelle, Alain, Alexis and Matthieu...
Julien Beneyton takes a simple and uncluttered look at his times,
at the people he loves or hates,
they are alive, sometimes exposed and all of them,
destined for earthly storms,
all of them hidden in the slight furrows of his paintings on wood.

Painting that unveils,
work that spits out our guts,
technique that encounters the raw,
that lights as best it can the darkness hidden by daylight,
giving weeds a little space,
opening the blind eye of our vision,
making us look at the soul of things for a world in color.

Simple works in a series of zooms on scenes avoided from daily life,
defining the impossible like a pictorial quest,
highlighting all the beauty of ugliness and vice versa,
enthrone the banal and allow prose painting to emerge.
All situations are so different and so close to us, to life.
From his first painting, Julien has kept the same subjects,
only the technique and manner have changed.
Please consult www.julienbeneyton.net

Pascale Marthine TAYOU

list